Portait : Qui est vraiment Michael Jordan ?

Portait : Qui est vraiment Michael Jordan ?

Lorsqu'on parle de basket, le premier nom qui vient à l'esprit est celui de Michael Jordan. Icône de son sport et de la pop culture en général, son numéro 23 est entré dans la légende. Avec des moments historiques par dizaines et un palmarès plus long que la liste de course d'un père de famille, Sa Majesté est l'un des sportifs les plus connus de tous les temps.

Michael Jordan, un athlète hors normes

Né à Brooklyn, Michael Jordan a grandi en Caroline du Nord, au sein d'une fratrie de cinq enfants. Dès son plus jeune âge, il montre des qualités athlétiques hors du commun. Au lycée, il joue ainsi au basketball, au baseball et au football ! Mais c'est avec la balle orange que la future légende va faire son trou.

Suivi par plusieurs programmes NCAA très prestigieux, il décide de rester près de chez lui, et rejoint North Carolina. Dès sa première saison, il marque les esprits en remportant le titre NCAA, avec notamment le game-winner en finale, face à Georgetown, qui compte dans ses rangs un certain Patrick Ewing. L'arrière reste trois saisons avec les Tar Heels, et rafle une myriade de distinctions individuelles.

 

1984 : Jordan débarque en NBA

Après s'être présenté à la Draft NBA 1984, Michael Jordan est sélectionné par les Bulls, en troisième position. Si le choix des Rockets de sélectionner Hakeem Olajuwon ne souffre d'aucune contestation, la décision des Trail Blazers de drafter Sam Bowie a été élue « pire choix de Draft de l'histoire du sport nord-américain ». L'histoire est en marche. Dès sa saison rookie, Jordan tourne à plus de 28 points de moyenne et emmène les Bulls en playoffs. Rookie de l'année, le numéro 23 écrira l'histoire lors de sa saison sophomore. Après une saison marquée par une grave blessure, il revient pour les playoffs. Face aux Celtics de Larry Bird, sa Majesté bat le record de point en playoffs : 63 points. Une marque qui tient toujours aujourd'hui.

 

Lors de sa troisième saison, Michael Jordan continue de marcher sur l'eau. Il devient le deuxième joueur de l'histoire à marquer 3000 points en une seule saison. En parallèle, il est également le premier joueur à enregistrer 200 interceptions et 100 contres en une saison. Des performances remarquables, mais une fois en playoffs, les Bulls butent encore sur les Celtics.

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1987-1990 : "Les règles de Michael"

Après s'être heurté aux Celtics deux saisons de suite, Michael Jordan et les Bulls rencontrent un nouvel obstacle : les Pistons. Alors que le numéro 23 continue son œuvre de domination sur la NBA, avec le doublé MVP-Défenseur de l'année réussi en 1988, et une série de sept saisons comme meilleur marqueur de la Ligue entamée en 1986, les Pistons prévoient une technique bien particulière : la Jordan Rules. Connus comme des joueurs très physiques, les joueurs de Detroit mobilisent deux, voire trois joueurs sur l'arrière, chaque fois qu'il touche le ballon. Mais en trois confrontations en playoffs, et malgré l'ajout de Scottie Pippen et Horace Grant en 1990, les Bulls ne parviennent pas à se défaire de leurs rivaux.

De son côté, Jordan, multiplie les exploits. En saison régulière, il tourne à plus de 30 points de moyenne chaque année, collectionne les cartons offensifs et domine également en défense. En playoffs, il guide enfin les siens au-delà du premier tour, et réussit un nouvel exploit resté dans la légende. Au premier tour des playoffs 1989, Jordan offre la victoire à Chicago, au buzzer du match 5 décisif. L'action reste dans les mémoires sous le nom de The Shot.

 

1991-1993 : Ses premiers titres NBA !

Après 6 saisons en NBA, et trois défaites de suite face aux Pistons, Michael Jordan remporte enfin son premier titre, au termes de la saison 1990-1991. MVP de la saison régulière, il bat les Lakers de Magic Johnson et James Worthy pour soulever le premier trophée Larry O'Brien de sa carrière. Durant ses premières finales, sa Majesté réalisera une nouvelle action de légende, en changeant de main dans les airs, pour éviter un contre.

           

La saison suivante, les Bulls continuent de dominer la Ligue, avec 67 victoires en saison régulière et un second titre de MVP pour Jordan, le troisième de sa carrière. En finale, Chicago se retrouve opposé à Portland, avec un duel au sommet entre le numéro 23 et Clyde Drexler, le joueur à cause duquel les Blazers n'ont pas sélectionné Jordan à la draft 1984. Le double MVP en titre règle les débats en 6 matchs, dont un show à 3-points dès la première manche. Pourtant peu à l'aise avec les tirs à longue distance, Jordan inscrit six tirs primés en première mi-temps ! Nouvelle action de légende : The Shrug.

 

La saison 1992-1993 est plus chaotique. Des affaires de paris et de dettes de jeu perturbent Jordan, qui doit abandonner sa couronne de MVP à Charles Barkley. Toujours meilleur marqueur de la Ligue, sa Majesté triomphera de Barkley et des Suns en Finales, pour glaner son troisième titre consécutif. À l'issue de cette saison, il annonce sa retraite de la NBA, et tente sa chance en baseball. Ses quelques coups de battes en ligue mineure restent anecdotiques. Il faudra attendre mars 1995 pour voir Jordan annoncer son retour.

 

1996-1998 : Jordan de retour sur le trône 

Après 17 matchs pour son retour en 1995, et une défaite au premier tour des playoffs, contre Orlando, Michael Jordan aborde la saison 1995-96 avec une nouvelle motivation. Scottie Pippen est toujours là, Dennis Rodman est arrivé, et les Bulls ne font pas de quartier. 72 victoires, 10 défaites, c'est alors le meilleur bilan de l'histoire de la NBA. Sacré après une victoire 4-2 en Finale face à Seattle, Jordan rafle les trois titres de MVP possible : saison régulière, Finales et All-Star Game.

En 1997, c'est le Jazz de Karl Malone, sacré MVP cette année-là, qui se dresse face aux Bulls, qui viennent de remporter 69 matchs. Jordan continue d'écrire sa légende. Dès le Game 1, il inscrit le game-winner. Mais c'est le match 5 qui est resté dans la légende : le Flu Game. Malade et déshydraté, Jordan inscrit tout de même 38 points, dont le trois-points décisif.

 

Enfin, en 1998, le Jazz est de retour pour prendre sa revanche. Quant aux Bulls, ils cherchent à réaliser leur deuxième three-peat. Mission accomplie pour Michael Jordan, qui va réussir le tir le plus mémorable de sa carrière pour s'offrir une sixième bague de champion. The Last Shot, une photo élue « meilleure photo de sport de tous les temps » et cerise sur le gâteau d'une nouvelle performance stratosphérique. C'est le dernier shoot de sa Majesté sous le maillot des Bulls.

 

Depuis 2001 : Un dernier comeback et propriétaire des Hornets

Après sa retraite, annoncée en janvier 1999, Michael Jordan occupe le poste de Directeur des Opérations Basket au sein des Wizards. Si ses talents de joueurs sont unanimement reconnus, ses choix de dirigeants ne sont pas aussi avisés. Sa décision de drafter Kwame Brown avec le 1er choix de la Draft 2001 est notamment une des pires de l'histoire. Malgré son rôle de dirigeant, Jordan tente un nouveau comeback en 2001. Il jouera deux saisons avec les Wizards, avant de prendre définitivement sa retraite.

 

Depuis sa retraite, Michael Jordan est devenu le propriétaire des Charlotte Bobcats, devenus Hornets en 2015. Sous son règne, les Bobcats ont connu des résultats mitigés. Durant la saison du lockout, en 2011, la franchise a enregistré le pire bilan de tous les temps, avec seulement 7 victoires. Toutefois, le retour des Hornets en 2015 a permis quelques apparitions en playoffs, sans toutefois apparaître comme un véritable prétendant au titre.

 

En plus de ses multiples exploits sur les parquets, Michael Jordan est également une figure commerciale très importante dans la NBA actuelle. Sous contrat avec Nike, sa ligne de chaussures Air Jordan est l'une des plus populaires, à la fois sur et hors des terrains.


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